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Érchive: Nouvenbre 2007

Peseurt pivelezh evit Breizh hiriv an deiz ?

brennos 23/11/2007 @ 00:59

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Petra eo Breizh ?

Setu ar goulenn an Emsaverien a c'hallfe klask da respond hiriv...

Dre-vras, ar respond roet e vije seurt-se : "Breizh = ar 5 departament", pe "Breizh a-vremañ = Breizh an dugelezh er seizhek kantved".

Neuze, Breizh a vije krouadelezh an duged, dilec'h aloubidigezhioù an douaroù romaned kavet e reter al ledenez, ha war oadoù kreisteiz al Liger. Piv en deus dibabed da vezañ breizhad gant an disklêriadur-se? Den ebet, evel just.

Teorienn an aloubidigezh e vije. "Kumuniezh a donkadur", evel e vez lâret diwar-benn Bro-C'hall...

Penaos eo posubl stourm a-enep ur stat ag implij disklêriadennoù seurt-se evit en em gaeraat, en un ober ar memes tra rik-ha-rak ?

Ret eo e vije komprenn harzoù Breizh istorel n'int ket reizhoc'h eget harzhoù Bro-C'hall.

Perak 'ta cheñch baniel istorel Bro-Raez ? Nemet evit lakaat ermigoù bennak, ur groaz du, o lakaat sklêr-splann hag eo Bro-Raez ul lodenn eus Breizh. Ha ma'z eo den bennak a-enep an dra-se, hag a-enep lakaat e brezhoneg anvioù-lec'h ar rannvro-se, enebour Breizh eo, sur !

Ha gwelloc'h pa'z eo lâret ar gwirionez : poatevineg eo yezh hengounel Bro-Raez ha Bro-Glison, ha staget int bet ouzh Breizh war-lec'h ur brezel ag aloubidigezh, ken reizhek hag aloubidigezh Breizh digant Bro-C'hall, pe aloubidigezh Pologn digant an Alamagn nazi, pe c'hoazh aloubidigezh Irak...

Ret eo sevel ur Breizh nevez war beulioù ar yezhoù hengounel pobl vreizh (brezhoneg ha galloueg) hag ar sevenadur keltiek lec'hiel.

Ha ne vo sikour ebet evit an dra-se Bro-Raez. Ar c'hontrol : penos eo posubl dispegañ hag eo breizhek ur vro gant teol e-lec'h maen-glas, gant ur yezh poatevinek e-lec'h ur yezh gallouek pe brezhonek, gant mojennoù tostoc'h eus re Bro-Lemousin eget eus Breizh-Izel, gant ur gevredigezh liammet gant hini Poatev-Izel, ha gant un douaroniezh a gleuzioù, kompezoc'h eget hini dolzenn an Arvorig ?

         

Més cunpatriotes, diséz-mou de qui que ve causéz, i vous derae qui que v'étéz !

brennos 21/11/2007 @ 01:09

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 Prquae lés Poetevins le s'asseùmant jha ?

Souent de fés, ol ét quesciun daus corsiquéns, daus brtuns, daus basques den lés novéles, lés ghimentements, de çhau qu'ét, anèut, noumai la France.

Més quoure que le causant de nousàutres, lés poetevins ? Core mèu : nousàutres, de qui qu'i causun le mae ? De noutre naciun ét de sun futur ? De noutre prsent ? De noutre abenajhe ? De la proutécciun de noutre patrimoene ét de noutre parlanjhe ?

Bén sur que nun...

Lés jhens, su més chares tiares dau Poetou, le soujhant avant tot a trac d'in prime noumai France...

Quant ménme que lés votours de che nous, avant massujhounement déchetai Sarkozy, l'avant fét raport a sa poulitique de dréte, anti-souciale, pa pelamor de sun naciounalime françaes.

Ol ét çhi que la chauce cheùgne; le proublléme ét bén lae, poént allour. 

I devun d'abord sunjhàe den nousàutres, den noutre tiare, noutre çhulture.

I avun tot pllén d'élements pr muntàe anèut noutre souciétai de demén, ine souciétai mae jhusce, voure qu'i ariun dau réspéc pr nous ménme, prmàe rolun de l'échale de l'acouneùssence jhenérale. Fàut tot sement usàe de çhèu qu'i avun. Ol ét çhèu qu'ol ét, bun ou mouvaes, mé ol ét a nous...  

Enseigner en Louisiane avec le CODOFIL : une expérience à haut risque.

brennos 20/11/2007 @ 19:34

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SI VOUS VOULEZ VENIR ENSEIGNER EN LOUISIANE, PENSEZ-Y PLUTÔT DEUX FOIS QU’UNE…

 

Après une première année moyenne, où les problèmes se sont avérés solubles, mon école, après m’avoir déclaré qu’elle allait demander à me conserver dans son effectif, à finalement décidé qu’elle n’avait plus besoin de moi.

Apparemment parce que mes élèves d’immersion en études sociales n’avaient pas obtenus un bon score à leur test final (en fait des trois que j’avais un seul s’est vraiment planté, celui qui ne parlait pas du tout français, chose un peu ennuyeuse quand on reçoit des cours dans cette langue…).

Bref, qu’à cela ne tienne me suis-je dit. En plus je voulais terminer mon diplôme à la fac et il me restait un an. Donc j’ai accepté l’offre qu’on m’a faite de rester à la Nouvelle-Orléans, en changeant d’affectation, et en travaillant donc pour le Recovery School District. J’ai donc renoncé à plusieurs offres d’emploi intéressantes pour rester ici.

Je paye aujourd’hui cette erreur au prix fort.

Tout d’abord le CODOFIL avait fait une erreur dans le document DS-2019 qu’il m’avait fournit ; je me suis donc retrouvé avec un visa valable un an au lieu de trois… Visa aujourd’hui expiré, bien sûr.

Le jour on j’ai signé mon contrat à Bâton Rouge, on m’a dit que ça poserait un problème, et que je devais me charger d’aller à l’ambassade pour qu’on me donne un nouveau visa, et qu’il faudrait que je paye.

Donc erreur du CODOFIL, mais qui doit payer et faire toutes les démarches ? Moi, bien sûr…

Le jour de la signature du contrat, le 31 juillet, ça faisait déjà deux semaines que j’essayais désespérément d’avoir des détails sur mon affectation et sur le salaire versé auprès du RSD. Carolyn Love, en charge des professeurs de langues, ne répondait pas à mes e-mails, et après avoir réussi à récupérer son numéro elle m’avoua qu’elle ne savait pas où j’allais travailler.

Bon, qu’à cela ne tienne, elle avait encore un mois pour me trouver une école.

A Bâton-Rouge donc, on me dit que je risque d’avoir des problèmes pour revenir sur le territoire et que je ferais mieux de ne pas partir.

J’ai trouvé assez difficile de renoncer à mes vacances après une année éprouvante, dire à mes amis au Mexique et à Cuba que finalement je ne leur rendrais pas visite, perdre la valeur de mon billet d’avion Mexico – La Havane, tout ça à cause d’une erreur du CODOFIL, erreur que ce dernier n’assume absolument pas, laissant reposer l’intégralité de la résolution du problème sur moi.

Je suis donc parti au Mexique et à Cuba. Au retour, alors que j’étais sur le chemin des USA, j’ai eu un accident. Le responsable du choc a pris la fuite, et les police et justice mexicaines n’ont bien sûr pas levé le petit doigt, bien que l’immatriculation du bus, le nom de la société et du chauffeur soient connus…

Mon assurance m’a proposé de réparer ma voiture, gratuitement, mais ça risquait de prendre des mois. Le garagiste local, celui qui gère la fourrière et travaille avec la police, m’a proposé, pour 9000 pesos, de réparer mon véhicule en une semaine. J’ai donc décidé de payer et attendre.

A la fin de la semaine, j’ai récupéré ma voiture (qui au passage ne démarrait plus avec le contact, mais au niveau de la roue avant, avec un tournevis…). J’ai fait à peine 100 kilomètre et la moitié de mon moteur est parti en fumée : courroie mal fixée, qui s’est prise dans le ventilateur et qui à donc fait sauté le joint de culasse. Après quelques jours d’attente, après avoir compris que le mécanicien ne tiendrait jamais ses délais, j’ai décidé de prendre l’avion pour être à temps à la Nouvelle-Orléans, pour la rentrée, le 4 septembre ; Durant tout ce temps là j’avais envoyé des e-mails à Carolyn Love : sans réponse. A quelques jours de la rentrée, et sans nouvelles au sujet de mon affectation, le téléphone de Carolyn Love hors service, j’ai essayé de contacter tout le monde que je pouvais au CODOFIL.

J’ai reçu une vive remontrance au sujet des mes « longues vacances », et on m’a finalement donné l’adresse de son bureau (du RSD en fait) et son numéro de téléphone au travail.

Un jour après la rentrée j’ai enfin reçu des nouvelles : Carolyn Love pensait que je n’allais pas revenir et travailler avec le RSD (malgré le fait que j’avais signé le contrat, que je lui avais dit que je serais sur place pour la rentrée, et que je lui ai envoyé e-mail sur e-mail…) et elle n’avait donc pas cherché d’école pour moi… Rendez-vous fut pris pour le vendredi suivant, avalisant la perte de ma première semaine de travail.

Le vendredi contact fut pris avec une école, qui voulait un professeur de castilan. On m’a demandé si je pouvais faire ça. J’ai dit oui.

Puis il fallait que je refasse une prise d’empreintes digitale, et cette année-ci, un test de drogues. Mais voilà : le RSD n’avait plus le formulaire pour faire ce dernier test. J’ai donc du attendre chez moi une semaine…

Le week-end suivant je repartais en avion au Mexique pour récupérer ma voiture. Après quelques péripéties bancaires, je la récupère donc, après m’être acquitté d’une facture de 1000 dollars. Je la prends pour faire un test, mais les freins surchauffent et je dois attendre le lendemain lundi pour que la pièce défectueuse soit changée. Puis je parts, fait 100 kilomètre avant que le moteur ne surchauffe. Je dois donc la faire réparée en chemin, dépense encore quelques 200 dollars, attend trois jours dans un bled perdu de l’état de San Luis Potosi, avant de repartir. Le moteur recommence à surchauffer 50 kilomètres plus loin. Le jeudi une solution est enfin trouvée : c’était le ventilateur qui était bloqué. Je repars donc tant bien que mal et arrive à destination le vendredi. Je vais directement au RSD récupérer le formulaire, puis vais faire mon test de drogues. Je retourne au RSD pour me rendre compte que Carolyn Love n’a pas tenu mon école informée de la situation, et n’a même pas vérifié si je pouvais être professeur de castillan au lieu de français. Heureusement Michael est là : il téléphone et règle le problème en moins de 5 minutes. Le lundi suivant je commence mon travail comme professeur de français.

Mais voilà : je ne reçois pas de salaire avant trois semaines, et je perds mes trois premières semaines de salaires. Je reçois des excuses de la part d’Elisabeth Shawn, mais l’argent ne me sera pas donné, évidemment. J’attends donc les trois semaines : je dois payer des agios à ma banque, je suis incapable de terminer de payer l’université (donc j’ai une amende de 75 dollars et on ne me permettra plus de payer en plusieurs fois), et je paye mon loyer en retard (amende de 30 dollars donc).

Au moment de recevoir ma paye, oh surprise, un tiers de celle-ci a disparu, ne m’a pas été versée. J’essaye donc de savoir pourquoi : on m’a retenu 35% d’impôt, alors que je suis exempté pour deux ans (traité bilatéral franco-américain). Malgré mes explications et un e-mail du CODOFIL, le RSD ne veut rien savoir. Jusqu’à ce qu’on me dise (parce que je me suis déplacé sur place, sinon rien) que le problème allait être réglé, que le dossier avait été passé à la personne en charge.

Hô surprise : on ne me rend pas mon argent, et plus fort encore : on me retire encore les taxes de mon salaire la paye suivante.

On m’envois ensuite un formulaire à remplir pour pouvoir arrêter la ponction de taxe et me rendre ce qui m’a été volé.

Mais j’apprends qu’une information demandée sur le formulaire se trouve sur le I-94, ce petit papier blanc qui va dans votre passeport quand vous rentrez sur le territoire étasunien avec un visa. Le problème est qu’à ma sortie du territoire (vers le Mexique) on me l’a retiré, et qu’au retour j’ai dû rentrer avec un visa touristique (j’ai un DS-2019 en règle (le CODOFIL m’en a fourni un nouveau) mais mon visa est expiré…). Donc pas de I-94. Conclusion : pour récupérer l’argent qu’on m’a volé, je dois moi-même réparer l’erreur du CODOFIL. Je dois prendre des jours de congé, prendre un rendez-vous avec l’ambassade des USA à Paris, payer les frais (une bonne centaine d’euros) liés à ce rendez-vous, payer mon billet d’avion Nouvelle-Orléans  -  Paris de ma poche, et aller faire la queue à l’ambassade pour récupérer un malheureux papier. Sinon je ne reverrai jamais mon argent…

Et tout ça pur risquer ma peu dans une école sensible, où ceux qui sont soi-disant responsable de la discipline n’ont pas la moindre idée de comment gérer une école (et en plus ils croient savoir, et les critiques de nous, les profs, sont forcements infondées…) se contrefoutent de l’éducation réelle et de la sécurité de tous, malgré les innombrables heures de réunions utilisées à déblatérer des conneries.

Quand on colle un élève le samedi matin, on doit venir en personne pour s’assurer qu’il est bien là…

Quand on prend un élève par le col de sa chemise parce qu’il dérange la classe, insulte le prof et refuse de bouger, on finit dans le bureau de la principale, à attendre pendant des heures, pendant qu’un rapport est rédigé au RSD sur les évènements et les parents contactés.

Mais bien sûr, quand on se prend un coup de tête dans le nez en essayant de séparer deux élèves qui se battent (plus que des élèves, ces sont des animaux qui marquent leur territoire en criant, en grognant, en provoquant et en se battant, parfois jusqu’à trois fois par classe), là pas de véritable sanction pour l’élève mis en cause…

Certains élèves se plaignent de ne pas pouvoir apprendre à cause de certains énergumènes, mais la hiérarchie et les gardiens de sécurité refusent de retirer ces mauvais éléments de la classe…

 

Bref, si vous voulez venir travailler ici, préparez-vous à beaucoup de frustrations, à être plus un vigile et un baby-sitter qu’un prof, à qu’on vous prenne pour un con, à payer pour les erreurs des autres et à recevoir un appui minimal de ceux qui sont en charge de votre cas.

Après avoir travaillé en Equateur et en Chine, je me rends bien compte aujourd’hui que le tiers monde n’est pas nécessairement là où on le croit….

 

PS : le CODOFIL ne prend en charge que CERTAINS frais d'univeristé (j'en suis pour $2000 de ma poche ce semestre...)

Un peu d'histoire picto-saintongeaise

brennos 11/11/2007 @ 06:46

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POITOU-SAINTONGE / POETOU-SÉNTUNJHE

  

Les tribus gauloises commencèrent à migrer vers l’ouest, à partir de l’Europe centrale, vers

-1500. La présence des Pictons et des Santons dans leurs territoires traditionnels sont attesté depuis au moins le septième siècle avant J.C.

Ces deux peuples, ou plutôt fédérations de tributs, constituent la base identitaire, la souche culturel des actuelles populations du Poitou, d’Aunis, de Saintonge et d’Angoumois.

L’intervention de César, en -58, à Bibracte, visait à empêcher l’immigration des Helvètes chez les Santons, et fut une bonne excuse romaine pour intervenir directement en Gaule.

La position picto-santone fut ambiguë lors de l’arrivée de César en Gaule : désireux de contrecarrer l’hégémonie commerciale armoricaine chez les Ambilatres du Bas-Poitou, et heureux de pouvoir affaiblir un concurrent direct, les Pictons (et les Santons) fournirent des bateaux à César pour son expédition contre les Vénètes en -56. Le roi poitevin Duratios soutint César pendant la guerre des Gaules, ce qui n’empêchât pas la cité pictone d’envoyer 8000 guerriers au secours de Vercingétorix piégé dans Alésia (les Santons en enverront 12000). Les romains aidèrent par la suite les troupes de Duratios, piégées dans Lemonon (Poitiers/Poetae) assiégé, à se dégager et à chasser les Andecaves de Dumnacos (la longue opposition Anjou – Poitou commence dès cette époque). En remerciement, le territoire des Ambilatres (ainsi que celui, plus réduit, des Agnutes) est définitivement rattaché à la cité des Pictons lors de l’organisation administrative de la Gaule romaine, en -13.

Les deux villes pictones cités par un auteur tel que Ptolémée, un siècle plus tard, sont Lemonum (Poitiers / Poetae) et le principal port de la cité, Raetium (Rezé / Rezae, sur l’ancien territoire des Ambilatres, faisant une concurrence féroce à sa voisine, Condevicnum / Portus Namnetus, l’actuelle Nantes, capitale des Namnètes).

Alors que l’on pense qu’une fraction d’Agésinates, présents dans le Bas-Poitou, ont fondé l’actuelle ville d’Angoulême, les Santons étaient eux centrés sur leur capitale de Saintes.

 

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L’Aunis, qui n’apparaîtra réellement qu’au moyen-âge, était une zone marécageuse peu peuplée, essentiellement par des Santons. La zone était, au temps des cités gallo-romaines, sur la frontière picto-santones. Il faudra attendre le Xème siècle pour voir se développer, grâce à une charte du duc Guillaume (Gllame / Guilhem), le port de La Rochelle, fondé au siècle antérieur. L’Aunis restera longtemps sous administration poitevine et La Rochelle (La Rochéle) constituera le port naturel du Poitou, en remplacement de Rezé, donné par le roi de France, avec l’ensemble du Pays-de-Retz, à la Bretagne, entérinant une occupation militaire de facto. Les Angevins s’empareront aussi des Mauges (un accord entre Bretagne et Poitou sera négocié un siècle plus tard et toute la zone sera déclarée marche commune ; aujourd’hui encore, la langue vernaculaire du Pays-de-Retz / Paes de Raes et du Clissonais est le poitevin).

Aujourd’hui encore, c’est le parler poitevin qui est propre à l’Aunis, alors qu’au sud c’est le saintongeais qui est utilisés.

 

La genèse de la langue poitevine-saintongeaise repose sur la base ethnique gauloise picto-santone. Longtemps tournés vers le sud, de part la création du Royaume puis Duché d’Aquitaine, avec sa capitale à Poitiers, la langue poitevine-saintongeaise a un très fort substrat occitan, ce qui en fait la langue d’oïl la plus méridionale. Guillaume VII de Poitou, IX d’Aquitaine, sera le premier des troubadours, et sa cour pictavienne sera une des plus brillantes d’Europe ; les arts et la littérature y fleuriront, Poitiers devenant la capitale de l’amour courtois et de la poésie. Les textes du duc Guillaume, écrit en limousin, laissent planer le doute sur la langue parlée par le peuple du Poitou, et plus particulièrement celui de Poitiers à l’époque. Parlait-on limousin à Poitiers au onzième siècle ou Guillaume avait-il choisi cette langue comme variété littéraire ? Faute de documents le doute restera, bien qu’il semble que le sud-est du Poitou et la Saintonge étaient à l’époque encore occitanophones.

Mais l’on sait en tout cas que la langue maternelle d’Aliénor et de son fils Richard Cœur de Lion (Rigard Çheùr de Llun) était le limousin (Richard était aussi un poète).

L’on sait également que la Saintonge s’est oïlisée plus tardivement que le Poitou, sous l’influence de ce dernier. Etrangement, le parler saintongeais connaît plus souvent des formes similaires au français que le poitevin.
 

Enjeu de la guerre de cent ans, le Poitou passe à Alphonse, le frère de Saint Louis en 1202. Ce dernier introduira les armes de sa mère, Blanche de Castille, dans le pays, en remplacement du lion rampant de gueules et des besants d’or sur fond noir (d’origine cornique), vieux symboles officialisés tardivement par Aliénor. La version finale, avec cinq châteaux en sautoir, ne sera fixée que plusieurs siècles plus tard, et reprise définitivement par le gouvernement de Vichy.

 

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Les anciens symboles pictons, présents sur les monnaies émis par la cité, sont la main ouverte (souvent représentée au dessus d’un joug) et le chevalier ailé.

 

Centre important de la Réforme, la région sera une zone importante d’affrontements pendant les guerres de religions (batailles de Jarnac, de Moncontour, sièges de Poitiers et de La Rochelle). Deux des quatre premières villes de sureté des protestants se trouvaient en Poitou-Saintonge : La Rochelle et Cognac.

 

Le Poitou est définitivement annexé à la France en 1422.

La Saintonge en 1375.

L’Angoumois rejoindra le domaine royal à l’ascension de François Ier au trône de France, en 1515.

La ville rebelle de La Rochelle, un temps « république indépendante et calviniste » avec l’île de Ré, succombera finalement en 1628.
 

Le poitevin-saintongeais possède une littérature ancienne, riche et varié. Si on omet les chartes, on a une première production écrite en poitevin-saintongeais au quinzième siècle.

De nombreux auteurs, tels Boisseau de la Borderie, Burgaud des Marets, ou plus près de nous Evariste Poitevin (alias Goulebenèze), entre autres, on produit des ouvrages de qualité. De nombreux universitaires, intellectuels et militants travaillent à la production culturelle (articles, livres, théâtre, musique) en poitevin-saintongeais.
 

Aujourd’hui la région administrative Poitou-Charentes rassemble la majorité des Picto-Saintongeais, bien que le département de la Vendée (majeure partie du Bas-Poitou) n’en fasse pas partie, que certaines zones périphériques comme le Pays-de-Retz ou le Pays Gabaye en soient détachées, et qu’en son sein il y ait une zone de langue occitane limousine.

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Il est aujourd’hui possible d’étudier le poitevin-saintongeais à l’université de Poitiers (ainsi que l’occitan), et dans certains collèges et lycées. La langue est une option au concours de l’IUFM. Une émission de télévision sur FR3 a eu lieu de 1985 à 1986, mais faute de mobilisation elle fut supprimée.

Certaines radios émettent parfois en poitevin-saintongeais. La production littéraire est la plus importante des langues d’oïl après le français et le picard.

Plusieurs associations s’occupent de la promotion de la langue.

Citons l’Union Pour la Culture Populaire en Poitou-Charentes-Vendée (UPCP), qui siège à Parthenay (Partenaes), au Poitou, et la Société d’Etudes Folkloriques du Centre –Ouest (SEFCO) qui siège en Saintonge, à Saint-Jean-d’Angély (Sént-Jhan-d’Anjheli).

Des associations tel qu’Arantéle ou Parlanjhe Vivant travaillent au développement et à l’utilisation du poitevin-saintongeais comme élément de la vie quotidienne.

Il n’existe malheureusement pas de mouvements fortement structurés de revendication culturo-linguistique ou politique ; pas plus qu’il n’existe de prise de conscience d’une nationalité particulière parmi la population. De part sa spécificité, le département de la Vendée est celui qui a le plus de militants et le plus de personnes conscientes d’être dépositaires d’une culture propre.

Sur les 2 millions d’habitants de la région (entre Loire et Gironde), il a été estimé qu’environ 500 000 personnes parlaient la langue vernaculaire. Cette estimation est très certainement exagérée, prenant en compte les personnes ayant une connaissance passive et ceux incorporant certains mots et certaines tournure dans leur français.

Au jour d’aujourd’hui, quasiment personne ne parle un poitevin-saintongeais « pur » : les variétés sont toujours, à plus ou moins grande échelle, contaminées par le français ; Et vice-versa. Cependant, la langue reste vivace en zone rurale, et il n’est pas si rare que ça de l’entendre jusque dans l’agglomération poitevine.

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Prsentaciun

brennos 08/11/2007 @ 18:16

grand goule

Ol at dau munde qui disant que nousàutres, lés Poetevins, i sun jha in péplle, qu'ol ét a pénne s'i avun in parlanjhe, qu'i sun jhusce daus Françaes, daus vraes Françaes...

Çhi le perant vére qu'i sun jha mae coulluns que lés àutres, pi qu'i avun ine çhulture, in parlanjhe, daus tiares pi ine souciétai bén a nous. Mé étre poetevin ol ét itou étre eùropéyén, cunsient daus proubllémes é daus énjhutices de noutre munde. O fét bén lotenp qu'i savun qu'ol a poént de jhutices su quou bas munde, pi sultot den quou paes voure qu'i avun trjhou étai oubllijhais de vivàe, a la bote de Paris (av. La Gente Poitevinrie).
Quou marea ét dun fasu pr vendre tot çhèu, pr z-ou faere counaetre pi z-ou cundanàe.